L’invité de RTL : Le Président n’a pas pris la mesure de la crise morale que traverse le pays
J’étais l’invité de Philippe Corbé mardi 13 juillet dans le studio de RTL.
- La vidéo :
- Le script de l’interview
Philippe Corbé : Bonjour, François Hollande.
François Hollande : Bonjour, Philippe Corbé.
Nicolas Sarkozy s’est posé, hier soir, comme un homme d’équilibre et de sang-froid. Est-ce que vous avez été rassuré par ce sang-froid ?
Ah, je pense qu’il a fait des efforts pour dominer son tempérament.
Ce n’est pas naturel, il faut qu’il fasse un effort ?
Je pense qu’il a été dans la lutte par rapport à ce que son caractère peut parfois emporter, c’est-à-dire un manque de sang-froid et souvent des jugements à l’emporte pièces. Là visiblement, il voulait dominer son interlocuteur, ça ce n’était pas le plus difficile mais dominer aussi son tempérament. Mais moi ce que j’ai trouvé surtout c’est qu’il ne prenait pas la mesure de la crise morale qui traverse le pays. 
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Nicolas Sarkozy et l’UMP vivent des difficultés qui rappellent celles que François Mitterrand et le PS ont subies au début des années 90. À vos yeux, ces deux situations sont-elles comparables ?
Dans les années 90, il n’existait aucune règle concernant le financement des partis politiques. L’histoire a démontré qu’il y avait eu des abus de tous les côtés. Aussi, des lois ont-elles été votées, à partir de 1995 (à l’unanimité, par la gauche comme par la droite) pour encadrer strictement les dons des personnes privées aux partis politiques. S’il advenait que ces règles n’aient pas été respectées ou que l’esprit de la législation ait été froissé, ce serait très grave. Je ne me place pas dans cette hypothèse et je suis attaché à la présomption d’innocence. Mais il est indispensable que la Justice vérifie la véracité des déclarations de l’ancienne comptable de Mme Bettencourt. 




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