Archive pour juin 2008
Plus cynique qu’eux, tu meurs.
Au moment où le gouvernement fait son coup de pub, le directeur de l’assurance maladie porte un coup d’arrêt au remboursement à 100% pour les affections longues et durables.
Depuis, tous les membres du gouvernement, la langue lourde et la mine embarrassée disent qu’ils sont d’accord sans l’être, qu’ils ne confirment pas sans infirmer, qu’il s’agit d’un projet et pas encore d’une décision, mais qu’en même temps, il faut bien trouver 3 milliards d’euros pour combler le trou de la Sécurité sociale qu’ils n’ont fait d’ailleurs qu’élargir depuis 6 ans.
La méthode est toujours la même. Comme pour le RSA où il est demandé aux salariés modestes de renoncer à leur prime pour l’emploi pour assurer le financement de cette réforme. Comme pour les familles où il n’est proposé de moduler l’allocation de rentrée scolaire qu’en supprimant les majorations pour jeunes enfants des allocations familiales. Comme pour les franchises où il est instauré une taxe sur les malades pour payer le coût d’autres malades. Eh bien là, on va prendre aux mal portants pour payer les médicaments des plus malades qu’eux.
D’une manière ou d’une autre, c’est la même logique : celle de l’assurance privée, du « débrouillez-vous tous seuls », du « tant pis pour vous, vous n’aviez qu’à être riches », bref du cynisme. Si les pauvres sont pauvres, c’est qu’ils l’ont voulu, si les chômeurs sont chômeurs, c’est qu’ils l’ont bien cherché, si les malades coûtent cher, ils n’ont qu’à payer d’avantage.
En politique, c’est quand on n’a plus rien à dire qu’on fait de la publicité
J’apprends, comme beaucoup de Français, l’existence d’une campagne de publicité organisée par le gouvernement sur le compte bancaire de l’Etat, donc sur celui du contribuable, pour vanter la politique du gouvernement en termes de pouvoir d’achat.
Il faudra bien plus de 1630 spots publicitaires pour convaincre ceux qui, aujourd’hui, perdent une grande part de leur niveau de vie – faute de rattrapage de leur salaire, faute de revalorisation de leur retraite, faute de révision de leurs prestations -, que si les fins de mois sont difficiles, ce n’est pas à cause du gouvernement. Mais ce gouvernement en veut même plus, allant jusqu’à faire croire que ses mesures font le bonheur de chacun d’entre nous.
Nicolas Sarkozy croit, ou feint de croire, que les difficultés qu’il rencontre avec l’opinion tiennent à un problème de communication. En fait, elles tiennent d’abord aux difficultés que vivent les Français depuis maintenant plus d’un an.
J’imagine la réaction que beaucoup de nos concitoyens vont avoir face à ces publicités diffusées à heures de grande écoute à la télévision. Je pense même que ça aura l’effet contraire de celui espéré. Les convaincre de consommer plus ? Comment pourraient-ils le faire ? D’investir d’avantage ? Comment le pourraient-ils avec des taux d’intérêts qui sont à la hausse ?
Cette campagne va mettre en colère, va créer des provocations supplémentaires. En politique, c’est quand on n’a plus rien à dire qu’on fait de la publicité.
Discours à l’Assemblée générale des parlementaires socialistes
François Hollande a conclu l’Assemblée générale des parlementaires socialistes, radicaux et citoyens le 23 juin au Grand Rex, à Paris.
Chers Camarades,
Je veux saluer les organisateurs de ce compte-rendu de mandat. Cela fait un an que nous avons sollicité le suffrage à l’occasion des élections législatives et cela fait un an que nous sommes dans l’opposition à la politique de Nicolas Sarkozy –même si cela fait quand même six ans que nous sommes dans cette situation.
L’objectif, vous l’avez bien compris, est de ne pas rester trop longtemps dans l’opposition. Le meilleur service que peut rendre l’opposition –à mon avis- est d’arriver au pouvoir. Lire la suite de cette entrée »
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