De l’incohérence en livret

FH | Notes | Mercredi, 29 octobre 2008

L’annonce d’une baisse du taux du Livret A, le lendemain même où Nicolas Sarkozy dans les Ardennes évoquait la mobilisation de l’épargne pour le soutien aux entreprises, aux collectivités locales, voire même aux banques, révèle les contradictions auxquelles le système de communication et le mode de pensée du président de la République aboutissent.

Des logiques contradictoires, des confusions politiques, des improvisations au jour le jour, expliquent qu’il soit possible, en quelques heures, de déclarer que le Livret A, par ses excédents, va pouvoir venir en renfort du financement des banques pour moins d’une journée après autoriser une baisse des taux et donc de la rémunération de cette épargne si nécessaire ; au risque d’assécher les excédents qui étaient supposés être disponibles pour l’économie.

L’injustice s’ajoute à l’incohérence quand, après avoir fait tant de cadeaux aux plus favorisés, tant de boucliers fiscaux, tant de niches qui protégeaient, tant d’amnisties pour les spéculateurs qui ont mis cul par-dessus tête le système bancaire, il devient intolérable, pour le pouvoir, d’offrir un taux de 4% à des épargnants fidèles qui ont donné toute leur confiance au Livret A.

L’inconséquence s’additionne à l’injustice et à l’incohérence quand cette minoration du rendement du Livret A peut produire des retraits de liquidités sur ce produit d’épargne et ainsi déstabiliser davantage le système financier.

Bref, cette décision est à la fois inopportune économiquement, injuste socialement, et imprévoyante financièrement. Elle signe ce qu’est la politique de Nicolas Sarkozy dans son ensemble.

Travailler moins pour gagner encore moins

FH | Notes | Lundi, 27 octobre 2008

Aujourd’hui et pour deux semaines, les constructeurs automobiles mettent au chômage partiel une majorité de leur personnel.

La crise explique cette décision. Elle est douloureuse pour les salariés concernés en termes de pouvoir d’achat, en termes d’inquiétude par rapport à l’avenir.

Mais si on la replace dans le contexte des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, elle est plus que contradictoire.

Souvenons-nous :  le candidat Sarkozy promettait des heures supplémentaires, appelait à lever toutes les rigidités qui contraignaient l’utilisation maximale des salariés, pour leur plus grand bonheur, faut-il l’ajouter.

Il y a encore quelques jours, les ministres du gouvernement, cols ouverts aux émissions dominicales, avaient trouvé la pierre philosophale du pouvoir d’achat : le travail le dimanche.

Eh bien ! Qu’ils aillent dire aux salariés de Renault d’aller travailler le dimanche, quand ils ne peuvent même plus le faire les jours de semaine.

Qu’ils aillent dire à tous ceux qui perdent leur emploi de travailler plus. Qu’ils aillent dire encore à tous ces travailleurs pauvres, aux temps partiels contraints, aux CDD, et pour ce qu’il en reste, aux intérimaires, de travailler plus.

Je pense que l’on retiendra, des choix malencontreux de Nicolas Sarkozy au lendemain de l’élection présidentielle, l’exonération de cotisation sociale et la détaxation des heures supplémentaires. C’était une mesure pourtant de croissance, de suractivité, de rationnement du marché de l’emploi, pour tout dire de plein emploi. Ou faute de manœuvre disponible, il fallait utiliser celles qui étaient déjà au travail.

Mais là, aujourd’hui, en période de récession, c’est tout le contraire qu’il faudrait faire : favoriser les embauches, préserver le travail en changeant les modalités de son organisation, bref, réinventer les RTT, l’annualisation du temps de travail pour justement faire preuve de souplesse d’adaptation face à la contrainte.

Curieux destin d’une promesse de campagne : Nicolas Sarkozy voulait être le Président du pouvoir d’achat, du plein emploi, de l’équilibre des comptes publics, et aujourd’hui il est le Président de la hausse du chômage, du travailler moins, et de l’endettement public.

Chez Renault, chez Peugeot, ce n’est plus Billancourt qui va désespérer. Au contraire, la spéculation immobilière a gagné la partie sur l’île Seguin. Mais c’est Sandouville, Flins, qui, aujourd’hui, voyant Nicolas Sarkozy brasser ses milliards comme de la poudre de perlimpinpin, vont trouver closes les portes de leurs usines.

Entretien avec la revue Economie politique : « Quelle politique économique pour la gauche »

L'équipe du blog | Lu, vu, entendu | Mercredi, 22 octobre 2008

François Hollande a accordé un entretien à la revue Ecopolitique sur la politique économique de la gauche d’aujourd’hui.

L’Economie Politique : Doit-on agir politiquement sur la répartition de la valeur ajoutée entre salaires et profits ?

François Hollande : Ce qu’il faut d’abord, c’est créer plus de valeur ajoutée. La gauche ne peut s’intéresser à la seule répartition. Elle doit régler l’insuffisance de création de la richesse. Si l’on peut avoir un débat sur le contenu de la croissance, il y a une obligation, pour tous ceux qui partagent l’idée de progrès, de trouver les moyens de produire plus et mieux. La croissance n’est pas limitée, y compris dans des pays avancés dont on ne peut dire qu’ils saturent leurs besoins alors qu’il y a tant de pauvreté et de faibles revenus. Existe-t-il encore une politique économique de gauche pour relever le taux de croissance ? Cette réponse passe par un soutien de la demande. Mais il ne peut être efficace que s’il s’accompagne d’une politique de l’offre. Celle menée par la droite est un échec : la mise en concurrence généralisée, la privatisation, la libéralisation, l’abaissement des coûts de production par la seule réduction des cotisations sociales, etc… n’ont pas produit une croissance pérenne. Celle proposée par la gauche passe par le soutien à l’investissement, public et privé. Alors que les dépenses publiques progressent globalement, l’investissement public au sens large -les infrastructures mais aussi la formation, l’éducation- voit sa part relative régresser. L’investissement privé non plus n’est pas stimulé : au sein des profits, les dividendes et les intérêts augmentent alors que le bénéfice non distribué connaît décline. Il faut inverser cette tendance, en utilisant la politique fiscale : l’impôt sur les sociétés devrait être relevé sur les bénéfices redistribués et abaissé sur les profits réinvestis. (plus…)

Paroles non tenues

FH | Notes | Mercredi, 22 octobre 2008

Souvenez-vous, c’était il y a déjà plus de trois ans, Dominique de Villepin était à Matignon, ça peut paraître un siècle, voire un autre millénaire, mais c’était la même majorité.

Il promettait un chèque transport à tous les salariés obligés de prendre leur véhicule individuel ou d’utiliser, lorsqu’ils existent, les transports en commun, pour se rendre à leur travail.

Une loi fut même votée pour mettre en œuvre ce dispositif. Elle resta lettre morte, et pas un chèque transport sur la base du volontariat ne fut émis par la moindre entreprise française.

On nous disait que c’était trop compliqué, trop lourd, bref trop difficile à appliquer. Alors les syndicats ont repris leur pression et, avec la hausse du prix du pétrole tout au long de l’année 2008, la revendication monta.

François Fillon, Premier ministre, à la fin du printemps 2008, fit donc une nouvelle annonce. C’était à la télévision, sur France 2, et le prix du pétrole dépassait les 100 dollars le baril.

Il promit, ce soir-là, que si aucune négociation n’avait débouché entre les partenaires sociaux au début de l’automne, il y aurait une nouvelle loi.

A la fin de l’été, ce devait être aux Universités du Medef, Madame Parisot ne prit même pas la peine d’engager je ne sais quel dialogue, elle affirma que les entreprises n’avaient pas les moyens, que ce n’était pas leur rôle, et que de cheque transport, il ne fallait plus lui parler.

François Fillon et Nicolas Sarkozy, n’écoutant que leur courage à affronter le patronat, choisirent alors de repasser par la loi de finances pour 2009, et d’introduire un chèque transport bien timide sur la base du volontariat et sans que ça ne coûte grand chose au budget de l’Etat.

Pour la majorité, c’était encore trop. Et hier, à la commission des affaires sociales de l’Assemblée, la disposition disparue. Ecartée, au prétexte que le prix du pétrole ayant diminué, il n’y avait plus matière. Et quand bien même les pétroliers ne répercutaient pas la baisse, les salariés n’avaient qu’a se serrer un peu plus la ceinture, ou plutôt rouler moins avec leur automobile, sans doute au nom du Grenelle de l’environnement.

Cette histoire illustre ce qu’est la politique de la parole de Nicolas Sarkozy. Il promet comme il parle, il change constamment de point de vue, au fur et à mesure du temps, des circonstances, des pressions qui s’exercent, des avantages qu’il peut en tirer.

Rien ne tient, rien ne vaut, rien ne dure, c’est le régime de la précarité, tantôt libéral, tantôt révolutionnaire, tantôt dérégulateur, tantôt étatiste. Qu’importent les mots, des incantations suffisent. Et pour eux, la politique, c’est de la fausse monnaie, et leurs promesses, c’est un chèque. Oui, un chèque, mais sans provisions.

Entretien dans Les Échos : « La limitation des parachutes dorés est une goutte d’eau dans l’océan des dérives »

L'équipe du blog | Lu, vu, entendu | Mardi, 21 octobre 2008

François Hollande répondait, le 21 octobre, aux questions des journalistes du quotidien Les Échos, sur l’actualité économique.

Lire l’intégralité de l’entretien

Faux budget

FH | Notes | Mardi, 21 octobre 2008

Que dire d’un gouvernement qui, présentant le projet de loi de finances dans un moment où la récession s’installe, propose un faux budget. C’est-à-dire des hypothèses dont la ministre elle-même dit qu’elles sont déjà dépassées, fragilisées par la crise.

Une croissance de 1% quand chacun sait qu’elle sera au mieux de zéro. Une consommation des ménages et l’investissement des entreprises en hausse de 2% quand ils seront en recul. Un déficit commercial à 50 milliards d’euros quand tout laisse penser qu’il sera creusé de 10 milliards de plus en 2009, et un déficit budgétaire dont le ministre supposé des comptes, Monsieur Woerth, ne sait plus ce qu’il sera à l’arrivée.

Dans une collectivité locale, le préfet aurait saisi la chambre régionale des comptes

Dans une entreprise, les commissaires aux comptes auraient tôt fait de saisir le tribunal de commerce pour faux bilan.

Dans un ménage, la banque aurait rapidement mis dans le rouge, voire saisi la carte bleue du couple imprévoyant.

Mais ici, tout serait toléré. Parce que c’est l’Etat, parce que c’est la crise, parce que c’est la résignation et le fatalisme, parce que c’est aussi Sarkozy, avec des médias bien timorés.

Mais le plus grave est que faute d’hypothèses conformes à la réalité, le gouvernement ne change pas sa politique, et fait comme si de rien n’était. Tout s’écroule autour de nous, les banques sont renflouées, des milliards d’euros sont dégagés pour assurer leurs liquidités ou leur solvabilité. Et l’Etat, lui, ne change rien, ne modifie rien, et maintient un cap, alors qu’il n’a plus de boussole, plus de gouvernail, plus de vent dans les voiles.

Le surréalisme se conjugue à l’immobilisme, les crédits du budget du logement sont en baisse quand l’immobilier est en chute, les crédits de l’emploi diminuent quand le chômage progresse, les dotations aux collectivités locales stagnent quand l’investissement public, lui-même, est menacé. Bref, un budget à contre emploi, à contre temps.

Et pendant ce temps-là, une catégorie de contribuables sait, que quoi qu’il arrive, quelle que soit l’ampleur des déficits, ou la rigueur des temps, elle n’aura rien à payer de plus que ce qu’elle acquitte aujourd’hui au trésor public.

Ces quelques milliers de contribuables, ainsi sanctuarisés, protégés, immunisés de toute hausse de prélèvement, ce sont ceux qu’on a caché derrière le bouclier fiscal. Que l’on augmente la cotisation retraite, la CSG, les impôts locaux voire, par le plafonnement des niches fiscales, l’impôt sur le revenu, ils ne paieront rien de plus, puisqu’ils sont, selon le gouvernement, déjà au maximum.

Terrible paradoxe, qu’en temps d’insécurité, de risques, d’incertitude, ce soit les plus modestes qui se trouvent dans la crainte, et les plus privilégiés dans la garantie.

Dans ce budget, tout est faux, les hypothèses, les choix, et l’esprit même de justice.

Des condamnés, pas des damnés

FH | Notes | Lundi, 20 octobre 2008

Combien faudra-t-il encore de morts dans les prisons françaises pour que la ministre, ou plutôt le président de la République, prenne enfin conscience de l’ampleur du drame de la condition pénitentiaire en France.

Prisons surpeuplées, centres de détention indignes d’une démocratie, violences quotidiennes et 90 suicides depuis le début de l’année.

Notre société peut fermer les yeux sur ses relégués, certains pensent même que c’est une vengeance bien douce par rapport au crime ou au délit commis, et d’autres n’imaginent même pas le délabrement, la dégradation, la déchéance dans lesquels des condamnés mais aussi des prévenus sont laissés.

Les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, là aussi oubliés, ignorés quand ils ne sont pas moqués, font un travail obscur, c’est le cas de le dire, pour mettre à l’ombre ceux que la société a punis.

Faudra-t-il attendre une émeute carcérale, une révolte des écrous, ou une grève dure des syndicats pénitentiaires, au risque d’autres drames, pour que les pouvoirs publics se décident à agir ?

Mais comment ? D’abord, en évitant le « tout carcéral » et donc en proposant des alternatives à la prison, plus efficaces pour protéger la société, plus utiles pour la réinsertion.

Ensuite, en consacrant de nouveaux moyens financiers pour la construction et la rénovation des lieux de détention.

Enfin, en traitant de manière lucide la question des mineurs qui doivent avoir des centres de rééducation fermés qui les conduisent à la réinsertion et non à la récidive.

On juge l’état d’un pays à la situation de ses prisons.

Les peines sont nécessaires et la privation de liberté, hélas, en est la traduction ; mais on ne peut pas mettre aux oubliettes les condamnés comme s’ils étaient des damnés. À un moment ils ressortent, et dans quel état de danger même pour la société.

Pas facile de s’adresser aux citoyens en leur demandant dans ces moments de disette budgétaire de consacrer des crédits et donc, une part de nos impôts, à l’amélioration de la condition pénitentiaire.

Et pourtant il s’agit bien demain de notre propre sécurité et aussi de la dignité qu’on doit à chaque être humain.

Ne laissons pas, quel que soit leur crime ou leur délit, des hommes ou des femmes se condamner à mort.

Découragé non, écoeuré oui

FH | Notes | Samedi, 18 octobre 2008

600 millions d’euros volatilisés à la suite de placements douteux au sein de la Caisse d’Epargne. Cette affaire a un air de déjà-vu. Pas simplement à la Société Générale, mais au sein de multiples établissements financiers dans le monde, où des traders ont été laissés la bride sur le cou, à la recherche de la spéculation pour le compte de leurs propres établissements. Pour ne pas dire pour eux-mêmes.

J’entendais Madame Lagarde vendredi soir à la télévision, dire son découragement. Mais découragée de quoi ? De la capacité d’opérateurs financiers prêts à tout, comme si elle découvrait le vice ?

Découragée de ne pas prévenir ce genre de comportements après tant d’alertes ? Mais pourquoi des sanctions ne sont-elles pas déjà intervenues, suffisamment fortes pour dissuader ?

Découragée de ne pas arrêter la crise de confiance ? Mais précisément, ce type de révélation ne peut qu’amplifier encore la défiance des épargnants.

Découragée de l’incapacité des dirigeants des banques concernées ? Mais ce sont pour la plupart des amis du pouvoir, elle les connaît donc bien.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a demandé une nouvelle fois la tête des responsables. La tête de qui ? Des chefs de service de la Caisse d’Epargne, du directeur financier ? Convenons que cela ne peut suffire.

On jugera non pas des paroles de Monsieur Sarkozy, mais les actes qui suivront. Pas simplement le découragement de Madame Lagarde, et l’emballement verbal du président de la République.

Lorsqu’on annonce que des sanctions vont venir, elles doivent tomber. Non pas pour stigmatiser, ou mettre des têtes sur des hallebardes, en faisant prévaloir le principe de cohérence, et de transparence. Les épargnants ont besoin d’être rassurés, protégés. Il ne leur est fait aucun cadeau, et dans ces moments de crise, il faut aussi faire des exemples. Nous verrons bien si, à la direction de la Caisse d’Epargne, si proche du pouvoir actuel, toutes les conséquences de ces errements sont tirées.

Le choix de la responsabilité

FH | Notes | Mardi, 14 octobre 2008

Dans une crise comme celle qui frappe le monde tout entier et qui touche notre pays, la première responsabilité, c’est de ne pas s’opposer à une décision européenne prise sans doute avec retard, mais prise tout de même dimanche dernier : sauver le système bancaire.

Mais notre responsabilité, c’est de mettre en cause la politique du gouvernement et du président de la République qui est, non seulement à l’unisson des stratégies libérales menées depuis trop longtemps dans les pays développés, mais qui surtout ne sort même pas modifiée de la tourmente financière. La meilleure preuve étant le budget 2009 qui va être présenté lundi prochain, sans corrections, alors même qu’il est devenu obsolète, même dangereux face à la récession qui n’est pas une menace mais déjà une réalité.

Voilà la raison qui a conduit le groupe socialiste à l’Assemblée nationale à prendre la décision de s’abstenir sur le projet de lois qui lui était présenté en urgence ce mardi après midi. Ce n’est pas être spectateur, c’est être doublement acteur.

Acteur du redressement du système financier, une condition nécessaire, mais aussi acteur du soutien de l’économie, c’est-à-dire de la vie des gens et pas simplement des banques.

Quant à l’appel à l’union nationale venant de ceux-là même qui ne cessent de diviser les Français, de les opposer les uns les autres, de les rendre responsables de leurs propres situations, ce n’est qu’un subterfuge, une habilité, pour tout dire, une manœuvre. Comme pour effacer l’opposition, gommer les clivages, et finalement s’exonérer de sa propre responsabilité dans la situation créée.

L’union nationale, ça se construit, ça se mérite, ça s’organise, ça se respecte. Ça ne peut pas être le pouvoir d’un seul qui se croit le maître de tout et, pourquoi pas, de l’univers lui-même. Ça ne peut pas être le ralliement à un pouvoir solitaire qui échoue.

François Hollande était l’invité de France Info

L'équipe du blog | Lu, vu, entendu | Lundi, 13 octobre 2008

Après l’annonce du Président Sarkozy des décisions prises par la France pour endiguer la crise économique, François Hollande réagissait au micro de France Info.