Discours de François Hollande à Périgueux
Retrouvez ci-dessous le discours de François Hollande prononcé à Périgueux le 17 octobre dans le cadre de l’association ‘Répondre à gauche’ sur le thème : “La France après la crise, une réforme fiscale pour une France plus juste”.
Je veux vous remercier pour votre participation, saluer Michel Moyrand qui nous accueille ici à Périgueux. La dernière fois que j’y étais venu, c’était il y a 18 mois, il était candidat, aujourd’hui, il est maire. Il est l’un des symboles de nos victoires de mars 2008.
Je salue également Bernard Cazeau, président du conseil général ; je l’ai souvent regardé avec, comment dire…, jalousie, parce que nous, en Corrèze espérions depuis si longtemps la présidence du Conseil général, et nous nous disions : comme ils ont de la chance en Dordogne ! Ils ont la majorité et un bon président ; mais, je découvre une fois la Corrèze passée à gauche, qu’elle est le département le plus endetté de France et que bientôt la réforme territoriale va supprimer en fait la collectivité et qu’il n’y aura plus de département. Alors me voilà obligé de me consacrer à d’autres taches… Le débat de ce matin nous a à la fois informé, inquiété et interpellé.
Je veux donc préciser les choses : si nous abordons le sujet de la réforme fiscale, ce n’est pas pour faire nous faire du mal ou pour faire du mal aux autres ; c’est pour chercher ensemble des solutions ; c’est pour gagner et non pas pour perdre les élections. C’est pour redresser la France.
Je remercie Guillaume Duval d’Alternative Economique de nous avoir prévenu. Nous avons tout à redouter en évoquant le thème fiscal ; on croit faire du bien en étant courageux et l’on découvre la frilosité de notre électorat. Nous connaissons nos concitoyens. Ils sont majoritairement pour la réforme en matière fiscale sauf quand elle les concerne… ce qui rend, il faut bien en convenir, l’exercice difficile. Aussi, nous avons la volonté d’aller au cœur de cette problématique. Elle va être au cœur des choix de 2012.
Avant d’y arriver, je veux situer le contexte dans lequel ce rendez-vous va se dérouler.
La crise semble se retirer ; elle est comme une immense marée qui, à un moment, nous a submergé et qui amorce le reflux. Elle laisse derrière elle un champ de désolations : un chômage supérieur à 10% de la population active, une croissance timide, des déficits exceptionnels et une dette publique qui gonfle comme une bulle au point de provoquer la prochaine déflagration financière.
Paradoxalement, les seuls qui s’en sortent, ce sont les coupables. Les banques vont réaliser, en 2009, l’une de leurs meilleures années ; elles vont distribuer un record de bonus et de rémunérations exceptionnelles ; quant aux cours de la bourse, ils ne cessent de progresser depuis 6 mois et retrouvent les niveaux d’avant la crise. D’un certain point de vue, le plan de sauvetage décidé, il y a un an, a fonctionné : le système financier est bien hors de l’eau, mais l’économie réelle, elle, est noyée. Pire même, elle est plongée dans un océan de dettes. Ce ne sont plus les dettes du secteur privé qui font problèmes, beaucoup ont été apurées, mais celles du secteur public, celles des Etats, sans que l’on sache comment l’ajustement va pouvoir se réaliser.
En définitive, si des progrès ont été accomplis dans la régulation financière et notamment lors des réunions du G 20, 3 problèmes majeurs de la planète n’ont pas été réglés :
Le premier, c’est l’ampleur du déséquilibre de l’économie américaine ; Aux Etats-Unis est née la crise, de là encore, elle peut resurgir : faible épargne, déficit public historique et un solde commercial impressionnant ; tous les ingrédients sont réunis pour un nouveau choc.
La deuxième impasse, c’est la volatilité des monnaies ; puisqu’on n’arrive pas à régler les questions des déficits et des excédents commerciaux, c’est sur le front monétaire que peut se faire la correction. La baisse du dollar et la remontée de l’euro compliquent forcément la stabilité du système économique.
Enfin, la troisième impasse, c’est l’explosion des dettes publiques. Tout laisse donc penser que le monde est sorti de la crise mais est entré dans l’inconnu.
Nul ne sait ce que sera la vigueur de la reprise, son ampleur, sa durée et j’admire les experts qui maintenant utilisent quasiment toutes les lettres de l’alphabet pour décrire ce que va être la future configuration de l’économie mondiale. Sera-t-elle en V, c’est la version des plus optimistes, ou en W, c’est celle des inquiets. Voilà que maintenant, abandonnant les lettres de l’alphabet, ils en viennent aux sigles mathématiques : nous serions dans une sortie en racine carrée…
Je n’en sais rien moi-même. Néanmoins, j’exclus une rechute à court terme : des verrous ont été posés, ils tiendront. Je ne crois pas non plus à un miracle : nous ne retrouverons pas rapidement en Europe des taux de croissance supérieur à 3%. Quand bien même y parviendrait-on, nous n’en serions pas pour autant tirés d’affaire et notamment, en France. Or, c’est là tout le sujet de notre débat de ce matin.
L’enjeu de 2012, c’est de savoir, nous qui incarnons l’alternative, quelles perspectives nous pouvons sérieusement offrir au pays, de quelles marges de manœuvre nous pouvons disposer ? Quels instruments, quelles politiques publiques pouvons nous utiliser pour changer la donne ?
La situation de la France en 2012 est d’ores et déjà connue. Le chômage sera élevé ; on annonce 300 000 suppressions d’emplois en 2010 ; l’emploi des jeunes et la précarité seront le grand problème. Les déficits publics seront supérieurs à 100 Milliards d’euros et l’endettement public représentera l’équivalent d’une année de la richesse nationale. En 5 ans de présidence Sarkozy, la dette rapportée au PIB sera passée de 65%, c’était son chiffre en 2007, à près de 100% soit 30 points d’augmentation de la dette publique en 3 ans.
Réussir demain exige au préalable de dire la vérité. Il ne s’agit pas de tomber dans je ne sais quel catastrophisme, laissant penser que nous serions condamnés d’avance.
Je suggère de proscrire deux attitudes : La première serait le déni de la réalité : « cacher cette dette que je ne saurai voir ». Ce réflexe existe à Droite. Celle-ci est soumise à la tentation de l’irresponsabilité et au vertige de l’illusion, croit que la crise finie, tout redeviendra comme avant. Ce réflexe peut aussi exister à Gauche : multiplier les propositions comme si nous avions tous les moyens pour agir et disposions de tous les leviers. Les trésors cachés n’existent pas.
Ce comportement peut être séduisant électoralement : nos concitoyens préfèrent entendre que « tout est possible » plutôt que « l’Etat ne peut pas tout ». Et quand certains, avec sincérité, ont fixé les limites de l’action publique, ils ont subi les foudres de l’opinion publique.
La deuxième attitude tout aussi condamnable est le déni de volonté. Puisque tout serait devenu plus difficile, mieux vaudrait rester immobile.
La France a parfois fait ce choix ; ajourner, différer, reporter. Un président du Conseil de la IVème République, un autre élu corrézien célèbre avait théorisé ce raisonnement. Il considérait qu’il n’y avait pas de problèmes assez urgents qui ne puissent attendre. Il est passé à la postérité mais a connu beaucoup d’imitateurs. Et parfois, les plus bavards ne sont pas les plus actifs.
Je propose donc une autre voie.
C’est un contrat de l’après crise qui doit être proposé au pays de la même manière qu’au moment de la libération avait été ouvert un contrat de l’après guerre permettant à la France de se redresser.
Trois pactes doivent être noués dans le cadre ce contrat : un pacte productif, indispensable si l’on veut créer des richesses ; un pacte éducatif pour disposer du meilleur avantage comparatif par rapport aux pays émergents et un pacte redistributif permettant de partager l’effort.
Nous devons revenir au cœur même de l’engagement républicain ; il est fondé sur deux valeurs essentielles : le progrès et l’égalité, à condition d’en redéfinir les termes.
Je veux donc les préciser :
Nous devons réinstaller dans notre société l’idée de conquête, d’avancée, de marche en avant, car le doute s’est introduit de manière insensible et maintenant de manière excessive. Beaucoup pensent que l’avenir est devenu une source d’inquiétude. Ce scepticisme n’est pas nouveau dans notre histoire : chaque génération a, à un moment, eu la tentation de la nostalgie, comme s’il existait dans notre passé un âge d’or, comme si, avant, on vivait mieux…
Cet âge d’or n’existe pas ; le monde meilleur n’est pas derrière nous, il est devant. Le progrès scientifique, le progrès des techniques, le progrès humain, le progrès des droits, tout cela se poursuit. L’Humanité avance. La richesse se diffuse. De nombreux pays émergents accèdent à la consommation de masse et à des modes de vie comparables au nôtre.
A nous de redonner confiance dans le progrès, de redonner espérance dans la nation. Nous avons les moyens de convaincre. Nous avons déjà les signes : l’allongement de la vie, l’amélioration de l’état sanitaire, l’accès élargi à la connaissance et aux nouvelles techniques de communication. Nous vivons mieux, même si c’est plus dur pour beaucoup, même si la pauvreté se diffuse, même si le chômage demeure.
Je n’ignore pas les dégradations qui sont infligées à la nature, à la planète, voire même aux être humains. Notre système économique est prédateur ; il a besoin pour créer de la richesse d’en détruire d’autres en termes de réchauffement climatique, de réduction de la biodiversité et d’inégalités.
Il faut donc introduire d’autres critères pour mesurer la production, le bien être, le développement, la prospérité. Nous pouvons améliorer, parfaire, réformer, changer, poursuivre la marche en avant vers le développement humain ; mais, il est nécessaire de faire différemment du passé.
La Droite n’a pas besoin de faire renaître cette confiance dans l’avenir. Tout son système est organisé sur la compétition des individus, sur la réussite des uns au détriment des autres. Pour la Droite, le progrès n’est pas collectif ; il est simplement ce que le mérite, la naissance ou la gratification, voire même les rémunérations excessives peuvent offrir à certains.
L’égalité est devenue un principe controversé ; il s’en trouve toujours à droite pour agiter le spectre de l’égalitarisme. Nous avons donc à montrer que la justice n’est pas seulement une correction des inégalités dans la répartition des revenus ou dans les dérèglements de l’économie. L’aspiration républicaine à l’égalité, c’est de faire que chacun puisse réussir sa vie, être accompagné à des moments importants de son existence et avoir la garantie d’accomplir son destin.
C’est à partir de ces valeurs, qu’il nous faut revenir à la question de la redistribution.
La fiscalité va être au cœur de la confrontation électorale de 2012 pour au moins deux raisons : la première, c’est l’ampleur des déficits: 140 milliards d’euros de déficits pour l’année 2009 pour l’Etat, 24 milliards pour la sécurité sociale (30 milliards l’année prochaine) ; le déficit de la sécurité sociale cumulé depuis 2004 atteint 170 milliards ce qui veut dire qu’aujourd’hui une partie des retraites, des dépenses de santé, des allocations familiales sont financées non plus par nos cotisations mais par l’emprunt. Notre sécurité sociale qui assurait la solidarité entre les Français vit désormais à crédit.
En outre, la politique d’allègements fiscaux qui a été menée depuis 2002, en faveur des plus favorisés, aura coûté environ 30 milliards d’euros. L’ajustement est donc nécessaire ; nous devons supprimer les avantages qui ont été accordés et restructurer la dépense publique pour remettre notre économie et nos finances publiques sur leurs pieds. En Allemagne, ils ont déjà, de manière consensuelle, fixé l’objectif : en 2016, ce sera l’équilibre.
Le débat n’est donc pas de savoir si on va augmenter ou pas les impôts ; la question est de savoir quels prélèvements vont augmenter et qui va les payer ?
Quand Nicolas Sarkozy prétend qu’il n’augmentera pas les impôts, non seulement, il ne dit pas la vérité pour aujourd’hui car il a déjà augmenté les taxes, mais il ne dit pas non plus la vérité pour demain, car chacun sait que la dette d’aujourd’hui, ce sont les impôts de demain.
La deuxième raison qui justifie que la question fiscale soit au cœur de la campagne, c’est l’amplification des inégalités.
Nous avons assisté à un mouvement continu d’affaiblissement de la progressivité de l’impôt sur le revenu : sa part des recettes fiscales et dans la richesse nationale a diminué ; les taux supérieurs ont été abaissés, le bouclier fiscal permet aux plus hauts revenus d’échapper à toute contribution supplémentaire, ce qui fait qu’aujourd’hui, s’il devait y avoir un appel à la solidarité pour boucher les trous de la sécurité sociale, la seule catégorie de Français qui en serait dispensée seraient précisément les plus favorisés.
450 niches fiscales atteignant 70 milliards d’euros atténuent le rendement de l’impôt si bien que la CSG, impôt proportionnel, rapporte désormais d’avantage à l’Etat que l’impôt sur le revenu.
La seconde illustration des injustices est la montée de la fiscalité locale, compte tenu des transferts de compétences de l’Etat insuffisamment compensés qui se traduisent par une augmentation continue des taxes, lesquelles sont les plus injustes de notre système fiscal.
Enfin a été organisé depuis 2002 une érosion continue des impôts sur le patrimoine à la fois pour les successions et l’ISF.
Depuis 7 ans, c’est une redistribution à rebours qui est opérée. Ce sont les classes moyennes, voire les classes populaires, qui ont payé les cadeaux fiscaux aux plus favorisés.
Ainsi les plus favorisés ont-ils pu disposer d’une progression de leurs revenus plus élevée que la moyenne mais en outre, la politique fiscale leur a permis d’échapper à l’impôt.
La politique fiscale de Nicolas Sarkozy est directement en cause. Aussi, avons nous intérêt à mettre la question fiscale au cœur du débat public. Il ne s’agit pas d’avoir peur. Si nous ne plaçons pas là le clivage, nous ne le mettrons nulle part ailleurs.
Toute l’histoire de la République est une histoire fiscale : la révolution française est née d’une aspiration à l’équité; les états généraux avaient été convoqués à cette fin ; ensuite, le programme de Belleville, au milieu du 19éme siècle avec Gambetta et Clémenceau ouvrait la perspective de l’impôt sur le revenu et il a fallu plus de 50 ans pour qu’un Ministre des finances, Caillaux, finisse par l’introduire ; ensuite, ce fut la bataille pour sa progressivité : puis en 1981, la création de l’impôt sur la fortune. Bref, chaque fois que la Gauche a agi, ce fut pour la justice fiscale.
Dans le contexte de la mondialisation et de la compétition entre les économies, elle est devenue plus prudente ; elle n’a pas eu tort : le dumping fiscal existe bien, la fuite des capitaux aussi ; il faut en tenir compte. Mais parfois, elle a été plus que prudente, frileuse même quand il s’est agit de traiter les plus values, les stocks options et les revenus du capital.
Il lui est arrivé aussi de céder à l’air du temps engageant la baisse de l’impôt sur le revenu.
Ainsi, cette grande réforme fiscale que nous avions tant et tant annoncée, nous ne l’avons pas en définitive menée, voire même engagée.
Elle ne peut plus être différée. Notre système de prélèvement est devenu illisible ; nul ne sait qui paye l’impôt ; les taux apparents ne sont plus les taux réels ; qui peut comprendre quoi que soit à la fiscalité locale, au dispositif des exonérations de cotisations sociales ou encore au mécanisme de la fiscalité écologique.
A force d’être mitée et minée, notre fiscalité est devenue opaque. Et le Parlement ajoute des « usines à gaz aux usines à gaz », de la taxe carbone jusqu’à la taxe professionnelle.
Le système est non seulement illisible, il est instable. Les exonérations de cotisations sociales supposées encourager l’emploi ont changé 12 fois en 15 ans de mode de calcul. Comment les entreprises peuvent-elles elles-mêmes faire leurs arbitrages ?
Le système fiscal est non seulement instable, il est injuste socialement, inefficace économiquement, imprévoyant écologiquement. Il n’est ni favorable à l’emploi, ni à l’investissement, pas d’avantage à l’environnement. Alors à quoi sert-il si ce n’est heureusement à financer les dépenses collectives ? Et encore seulement pour une part résiduelle !
Alors, face à ce constat, il faut une nouvelle donne autour de 4 principes :
- Un rééquilibrage entre fiscalité directe et fiscalité indirecte.
- Une part importante de l’impôt par rapport aux cotisations sociales dans le financement des dépenses sociales (politique familiale, assurance maladie et chômage).
- La modulation de l’impôt selon son utilité économique, sociale, écologique. Prenons un exemple simple : pour l’impôt sur les sociétés, un taux plus élevé lorsque le bénéfice est distribué aux actionnaires et plus bas lorsqu’il est affecté à l’investissement.
- Une assiette large, une base large avec des taux modérés et progressifs.
C’est à partir de ces 4 principes que je veux définir ce que serait un nouveau système d’imposition pour le revenu, le patrimoine et l’entreprise.
Taxer tous les revenus sans distinction d’origine qu’ils proviennent du capital ou du travail, qu’ils soient tirés de l’activité ou des transferts. Tous les revenus doivent être soumis à l’impôt et de la même manière, avec les mêmes taux.
Ce qui suppose de supprimer toutes les déductions, tous les abattements, toutes les exonérations, toutes les niches fiscales pour faire qu’au premier euro, la règle d’imposition soit commune.
Est-ce à dire qu’il ne faut plus avantager ceux qui ont recours à un emploi à domicile ou à un logement à haute qualité environnementale ou à un investissement supposé utile en matière de culture ? Sûrement pas mais l’intervention publique relève alors d’une subvention, d’une allocation, d’un avantage, mais en aucune manière, d’une réduction ou de l’assiette ou de l’impôt lui-même. Le prélèvement doit être sur le revenu global.
Cette conception d’une large assiette avec des taux modérés et progressifs permettrait de financer à la fois l’Etat, la sécurité sociale et les collectivités locales. Et le prélèvement à la source pourrait être généralisé.
Il y aurait plus qu’une seule imposition : contribution sociale généralisée, impôt sur le revenu, prime pour l’emploi seraient fusionnés.
Quant à la taxe d’habitation, elle deviendrait un impôt additionnel à l’impôt sur le revenu.
L’avantage serait triple : justice, efficacité et simplicité.
Pour ce qui concerne les patrimoines, nous avons aujourd’hui un empilement d’impositions sur la détention (l’ISF), sur les successions et sur la transmission (les plus values).
Je propose de recourir au même principe : une assiette large. Ainsi, le patrimoine dans son ensemble serait concerné et aucune part n’en serait exclue en fonction de la situation professionnelle de son détenteur, de sa capacité à collectionner des oeuvres d’art ou à investir dans les PME. Tout le patrimoine serait appréhendé avec des taux modérés et progressifs permettant de laisser au contribuable le soin d’arbitrer entre ce qui est acquitté au moment de la détention, chaque année, ou ce qui est versé au moment de la succession. Le prélèvement de la détention pourra être considéré comme un acompte au moment de la succession. Là encore, simplicité, justice, efficacité.
- Pour les entreprises, l’assiette en matière de financement de la protection sociale ne doit plus être les salaires mais l’ensemble de la richesse produite, ce qu’on appelle la valeur ajoutée ; quant à l’investissement, il doit être encouragé dans la cadre du calcul de l’impôt sur les sociétés. Les facteurs de pollution doivent être taxés à la place des facteurs de production ;
Toute contribution écologique doit être affectée à des investissements économes d’énergie et à des modes alternatifs de transports. Je ne suis pas favorable à ce qu’on redistribue un impôt à ceux qui l’ont acquitté ! Le produit de la taxe écologique doit servir à financer des dépenses qui agissent sur les équilibres écologiques de la planète ; sinon on rend indolore le prélèvement sans rien changer des comportements.
Enfin, pour inciter à l’évolution des modes de consommation, c’est à travers la modulation des taux de TVA qu’il faut peser.
- Un dernier mot sur la fiscalité locale : ce n’est pas un débat de spécialistes, une affaire d’élus locaux ; si demain les collectivités n’ont plus la maîtrise de leurs impôts, elles n’auront pas le choix de leurs dépenses ou plus exactement, elles seront obligées de renoncer à un certain nombre d’interventions ou de services publics.
Ce qu’il faut donc exiger, c’est que chaque niveau de collectivité ait un ou plusieurs impôts dont il aurait la maîtrise ; et que demeure une territorialisation de l’impôt : la base imposable doit être identifiée au nom du principe de responsabilité ; Enfin, une péréquation entre les collectivités permettra la correction des inégalités territoriales.
Ainsi, la réforme fiscale doit être revendiquée par la gauche. Si elle n’a pas d’idées fortes, claires, simples et pédagogiques elle perdra la confrontation.
D’autant plus sûrement que la droite fera toujours croire qu’il est possible de se dispenser de l’effort en mettant en cause la dépense publique et la protection sociale.
L’impôt n’est pas une punition ou l’expression de la frustration, de la rancune individuelle et de la jalousie sociale; on a bien le droit d’être riche dans notre pays.
Nous sommes pour l’impôt non pas pour spolier mais pour préparer, pour investir, pour financer, pour stimuler. La fiscalité révèle l’état d’une société : « Dis moi quels sont tes impôts, je te dirai dans quel pays tu vis »
Nicolas Sarkozy a échoué dans sa stratégie fiscale. Quelle était-elle ? Il s’agissait de baisser les impôts des plus favorisés en laissant imaginer aux plus modestes qu’ils auraient leur part.
Madame Thatcher avait inventé ce théorème : « parlons toujours de baisses d’impôts, les plus pauvres finissent par y croire » ; le cynisme est au cœur de cette stratégie. Elle peut réussir électoralement mais pas économiquement car les avantages qui ont été donnés aux plus favorisés n’ont pas d’influence sur l’investissement, sur l’épargne et pas davantage sur l’innovation et la croissance.
Cette politique a-t-elle eu un effet budgétaire heureux ? Avoir réduit les impôts a-t-il fourni aux Etats plus de recettes ? Beaucoup le pensaient au nom d’un autre théorème selon lequel « trop d’impôt tue l’impôt » ; ce qui a contrario signifiait que « peu d’impôt faisait d’avantage de recettes ».
On en mesure les conséquences : aujourd’hui un déficit budgétaire de 8,5 % du PIB ; en d’autres termes, pendant 6 mois, l’Etat vit avec les impôts pour payer ses dépenses puis à partir du 1er juillet à crédit.
Et nous ne ferions pas de la réforme fiscale le grand enjeu de la campagne présidentielle. Nous nous priverions de cet argument majeur !
Mieux vaut cependant respecter plusieurs conditions : nous ne devons pas tomber dans une sorte de caricature où nous laisserions à la droite la proclamation de la baisse des impôts quand nous, porterions le drapeau de leur augmentation ; je déconseille cette posture. S’il est vrai qu’aucun gouvernement n’est sûr de gagner les élections quand il baisse les impôts, démonstration a été faite en 2002, il est certain de les perdre quand il annonce des hausses. Il s’agit simplement de dire : nous avons à faire des choix et relever un certain nombre de prélèvements : qui les paiera et comment ?
Si nous voulons gagner cette bataille, nous devons regarder aussi du côté de la dépense publique et être plus efficace, plus performant, plus économe dans la gestion de nos propres administrations qu’elles soient locales ou nationales. C’est la condition pour être crédible ; nous devons aussi être attentifs à ce que les interventions publiques aillent véritablement à ceux qui en ont le plus besoin.
Nous devons être sincères. Compte tenu de ce que nous savons de la dette et des déficits nous ne pourrons pas tout promettre, tout donner ; il n’est plus possible de présenter des programmes politiques qui accumulent toutes les propositions, qui n’oublient aucune catégorie d’âge ou de professions.
Nous devons être précis, pédagogue dans l’effort qui sera demandé aux uns et aux autres. Sinon nous inquièterons tout le monde.
Nous sommes dans un moment décisif pour la préparation de 2012. Les élections régionales seront une étape. La droite est en difficulté, elle échoue. La sortie de crise est une épreuve. Mais la droite, elle est unie et soumise à un seul chef. Certes, ce n’est pas facile pour les intéressés : mettez-vous à un moment, si c’est possible, à leur place, ils supportent les excès, les foucades, les caprices du Président monarque mais finissent toujours par se soumettre. Ils se présentent à toutes les élections, rassemblés dans un seul parti, quand la gauche est dispersée, se fait concurrence, nous ne porte ensemble aucune idée forte.
Alors, la solution est simple : il faut que les socialistes prennent confiance en eux-mêmes, soient fiers de leur passé, conscients de leur idéal, innovants, audacieux dans leurs propositions.
Nous devons en finir avec une logique d’excuses parce que nous n’aurions pas bien fait avant ou parce que nous ne serions pas suffisamment « purs » après. Nous ne pouvons pas nous situer dans une logique de soumission à l’égard de nos possibles alliés, courir derrière ceux qui ne veulent pas de nous et repousser ceux qui veulent nous rejoindre. Nous devons être au clair sur les idées, sur les clivages, rassembleurs et forts.
Le problème de la gauche, c’est d’abord le PS ; c’est à lui de trouver les solutions. Non pas pour son fonctionnement interne, ça n’intéresse que nous, mais pour le pays. Face à l’échec de la droite, une alternative est nécessaire. C’est nous qui la portons.
A nous de faire le travail aujourd’hui pour réussir demain. Je crois au succès de la gauche en 2012 si elle-même engage un renouvellement de sa pensée par rapport aux enjeux majeurs de la production, de la redistribution et de l’éducation.
La situation est grave. Le pays s’enfonce dans la drogue de la dette et dans le poison de l’injustice. Elle nous appelle au courage et à l’audace. A nous de mener la confrontation fiscale avec la droite, d’en faire un des éléments, un projet de société autour du progrès et de l’égalité parce qu’il n’y a pas plus belles valeurs pour la République et pour les socialistes.
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Le texte est trop long pour que je le lise complètement mais cela m’a l’air très bien.Il faut bien reconnaitre qu’un des rôles principaux des élus est la gestion des budgets. Les citoyens donnent de l’argent pour le fonctionnement général de la collectivité. Et voilà que nos représentants, les députés, acceptent que nous dépensions sans cesse plus que ce que nous donnons. C’est absurde car nous payons d’énormes intérêts à cette dette (ce qui fait plaisir aux prêteurs, je suppose). Ce n’est pas le président de la République qui a tort, ce sont les députés qui valident les propositions du gouvernement.
Mais quand tous les pays s’endettent, comment ne pas faire comme eux si l’on ne veut pas se faire dominer ! La régulation du capitalisme mondial est indispensable.
Cher François,
C’est en tant que militant du PS que je voudrais faire quelques observations sur tes propositions de réforme fiscale, voire prodiguer quelques conseils en vue de la campagne présidentielle de 2012.
Tu dis, en substance, fort justement que nous devons présenter des propositions crédibles et manier des arguments honnêtes, bref en finir avec les “yaka” et autres “demain, on rase gratis”.
Tu dis aussi que nous n’avons que trop différé cette réforme fiscale de grande ampleur, devenue un peu l’arlésienne au PS: on en parle beaucoup, mais on ne la fait pas, ni ne formule des propositions sérieuses à cet égard. De ce point de vue, ton discours, fort argumenté, est plus que bienvenu. J’apprécie enfin le courage qui consiste à dire que les cotisations sociales patronales ne doivent plus servir à financer la politique familiale
Je suis toutefois gêné par deux de tes arguments:
1) Sur l’élargissement de l’assiette et l’impôt modéré et progressif payé dès le premier euro:
Je suis bien d’accord que c’est ce qu’il faudrait faire (même si, techniquement, mais je ne suis pas technicien de la chose, je ne suis pas persuadé de la nécessité de fondre la CSG et l’IR). Il
est vrai aussi que les foyers fiscaux exonérés de l’IR (près de la moitié en France, je crois; ce qui est un signe de la précarité, voire de la pauvreté) payent la CSG, donc sont aussi déjà, d’une certaine manière, assujettis à l’impôt (mais ne nous avait-on pas dit, du moins lors de sa création, que la CSG n’était pas un impôt?). Il y a toutefois une différence, et elle est de taille: si les foyers exonérés savent qu’ils payent bien la CSG (prélevée à la source), ils savent aussi qu’ils ne payent pas l’IR! Du coup, ils risquent bien de penser que tes propositions, si elles devaient être mises en œuvre, reviendraient à faire payer les pauvres et que les socialistes n’ont d’autre politique que d’augmenter les impôts! Surtout lorsque l’on dit que ce n’est pas aux patrons de payer pour la politique familiale! D’où, à mon sens, même si tes propositions me semblent pertinentes, un argument très difficile à manier en période électorale et qui demandera beaucoup de “pédagogie”.
2) Sur la dette et la responsabilité de NS (“Notre Seigneur”?)
Il faut sur ce sujet se garder de toute démagogie, et je ne suis pas sûr qu’en disant que de 2007 à 2012 NS aura fait passer la dette de 3% du PIB à 8% (ou plus) du PIB, tu t’en gardes réellement. En effet, que la droite depuis 2002 ait accru les déficits, qu’en 2007 le “bouclier fiscal” n’ait en rien arrangé les choses et soit de surcroît particulièrement injuste, c’est une chose. Fillon ne disait-il pas d’ailleurs en 2007 qu’il avait trouvé un État en situation de faillite? Mais, laisser entendre, comme tu le fais à la fin de ton discours, qu’en 2012 nous aurons un bon argument en faisant ressortir que NS aura accru la dette de plus de 5% ne me semble pas très honnête, ni très crédible: ne faisons pas comme si les plans de relance anti-crise (dont tu dis toi-même qu’ils n’ont pas si mal marché dans le secteur banquaire) n’avait pas aussi creusé ces déficits (comme aux USA et comme dans la plupart des pays européens). Bref, il faut faire la part des choses: aux affaires, nous aurions aussi creusé les déficits par des plans de relance, mais nous ne l’aurions pas fait de la même manière et nous n’aurions pas alléger les cotisations des plus riches grâce à un bouclier fiscal particulièrement inique. Il me semble donc que ton argumentation gagnerait en crédibilité si nous distinguions mieux ce qui relève proprement de la politique de NS (qui n’est pas responsable en tant que tel de la crise, mais qui l’est de sa politique fiscale et des mesures anti-crise qu’il a adoptées) et des plans de relance (qu’on peut bien critiquer dans les modalités). Soit la fameuse distinction sans doute trop commode entre “déficit structurel” (la France a fait depuis longtemps le choix de la dette, mais NS a encore renforcé ce choix) et “déficit conjoncturel” (NS aurait pu mieux faire).
En tout état de cause, je crois avec toi que cette question de la réforme fiscale doit être mise au centre de nos préoccupations et que nous ne devons surtout pas l’éviter, mais bien au contraire en faire un outil fort de la reconquête du pouvoir: comme tu le dis, c’est bien d’un modèle de société qu’il s’agit.
Bien à toi
tout ce que vous voulez mais sortez nous de ce gouffre d’argent, dont on ne voit jamais la couleur. et d’ailleur j’ai une question a ce propos : OU EST PASSE L’ARGENT DE LA CRISE?
il est bien quelque part? a t’on de reelles estimations et premier bilan des sommes apparement defalquées par cette crise entre guillemets.
un shema simple me suffirait amplement !
j’ai l’impression que cette info est nul part! on nous dit crise, crise, on ne sait même pas ce que c’est exactement.
dans un plan comptable, il y a toujours une appelation, de plus il ny a jamais d’explication globale.
Cher Ami,
Votre pertinence, votre sens politique et votre humour m’ont depuis longtemps laissé penser que vous aviez un rôle important à jouer au sein du PS, dont je suis devenu un militant lambda depusi un an, aprés 40 années de statut de sympathisant, ce discours le confirme.
Votre analyse insistant sur la réalité économique, ciblant la réforme fiscale nécessaire, promesse de plus d’ègalités et de dynamisme économique et social, me parait tout a fait pertinente, pour autant que mes connaissances me permettent d’en juger.
Je souhaite vous témoigner de tout l’intéret que je porte à vos jugements et de mon soutien dans les années à venir.
Trés amicalement
michel cayla (médecin généraliste ; 63 ans)
S’attaquer au coeur du problème (la fiscalité) comme le fait François est courageux et de mon point de vue la bonne stratégie. Cadre du privé, appartenant à et fréquentant la classe moyenne, j’entends depuis des années et de plus en plus souvent des Français qui se plaignent de l’inégalité de traitement face à l’impôt : les pauvres et les riches profitent d’une situation où la classe moyenne est surimposée. Bon nombre des electeurs de cette classe moyenne se sont tournés vers le Modem et europe ecologie qui proposaient une refonte de ce système lors des dernières échéances electorales (présidentielles comprises). Il n’est que temps de les ramener à nous en leur proposant un système plus juste et plus efficace. Un seul bémol cependant : attention de ne pas se laisser enfermer dans la technique (d’autant plus que François donne parfois l’image d’un technocrate). Dans une écurie de formule 1 le mécanicien est l’homme clef, n’empêche que c’est le pilote qui reçoit les lauriers lorsque l’écurie gagne. Autrement dit, refondre l’impôt oui mais pour en faire quoi ? Je conseillerai donc à François de laisser son équipe réfléchir à ce premier point pour se concentrer sur le deuxième.
Une dernière remarque, certains camarades (pas tous !) ont compris qu’il fallait passer d’une logique de programme à une logique de projet. Sarko nous a montré aux dernières présidentielles que les Français n’attendent plus qu’on les fasse rêver mais qu’ils recherchent du concret. Notre société est matérialiste et individualiste ; il faut en tenir compte…
…une leçon de fisc…c’est penser fisc pour penser soilidarité en fait…..
…on n’est tiré par le bas quand pour la première fois, on ne paie pas d’impots: c’est qu’on gagne pas assez pour être solidaire et partagé avec la majorité de la population. J’en suis là, le fisc hante comme le rappel historique que vous rappelez; attention à pas trop serré sur l’économique car sans articulation avec le social et l’écologie et bien on perd pied en s’accrochant qu’à un aspect tenant sans les deux autres. C’est mon avis.
Les impôts c’est la garantie solidaaire, sociale, d’être parmi les autres au même plan (même si c’est pas le même montant), et si on paie plus on renforce pas non seulement la socialisation mais aussi,la protection de la planete, en tant que bien commun. C’est vraiment très dur d’aborder cette question, seule qui transhe clairement gauche droite.
“Il n’y a pas d’alternative” complète “Parlons toujours de baisse des impôts, les plus pauvres finissent par y croire” (M. TCHATCHER). C’est bien dans ce contexte, que la succession des réformes engagées en FRANCE depuis 2002 en particulier s’inscrit. Le modèle issu de la LIBERATION est mis à mal par un programme néolibéral qui préfère développer la financiarisation et réduire par palliers successifs le coût salarial. Tout compromis, toute régulation restent des entraves et voeux pieux. FH s’oppose aux arguments de la raison économique néolibérale et “place”, tout au long de son argumentation à l’appui des faits, “la question fiscale au coeur du débat public” pour aujourd’hui et pour 2012. Que sont devenus les prélèvements obligatoires, sans cesse en augmentation, versés par nos concitoyens depuis tant d’années pour pallier le déficit de la Sécurité sociale ?
” LE MONDE MEILLEUR N’EST PAS DERRIERE NOUS, IL EST DEVANT NOUS” dit-il car le sens de l’effort se définit par rapport au progrès et au bien-être humain . Il se refuse toute utopie. FH avance des données précises et vérifiables : “140 milliards d’euros de déficits pour l’année 2009 pour l’Etat…24 milliards de déficit de la Sécurité sociale…la solidarité entre Français est donc financé à crédit”. Il encadre son projet alternatif en se référant à la prudence car les prévisions économiques relèvent d’un exercice “horriblement” compliqué et beaucoup d’économistes se sont trompés. Néanmoins, les prévisions sont indispensables car la loi de finances ne peut ignorer tout ce qui va se passer dans l’année qui vient, pour la croissance et l’emploi. FH déploie une approche plus pragmatique, à mon sens, en identifiant et analysant les déterminants fondamentaux (déficit public – endettement – taux de chômage – pouvoir d’achat…) qui, à un moment donné, vont faire la différence et démontrer l’incapacité néolibéral à présenter des réformes comme apportant une amélioration à l’ensemble de nos concitoyens.
Il développe son projet en préconisant une meilleure lisibilité de notre système fiscal et en proposant que “TOUS LES REVENUS SOIENT SOUMIS A L’IMPOT ET DE LA MEME MANIERE, AVEC LES MEMES TAUX” : il n’y aura donc plus de défiscalisation pour ceux d’en haut et de “filet de sécurité” pour ceux d’en bas. La suppression du bouclier fiscal s’organise bien autour de la solidarité puisque chaque citoyen participe aux dépenses de l’Etat selon ses propres moyens, conformément à notre Constitution. Les contre-réformes actuelles vident l’Etat social de sa substance en transformant profondément sa logique de fonctionnement. Les “réformes structurelles du marché du travail” sont caractéristiques de la langue de bois du modèle néolibéral pour désigner les mesures de flexibilité et ses conséquences catastrophiques pour les salariés tant dans leurs droits que dans leur épanouissement au travail. Pourquoi, alors, tant d’acteurs sociaux (médecins, ingénieurs, psychologues, syndicalistes, chercheurs…) se mobilisent-ils pour dénoncer tous ces troubles psycho-sociaux capables de broyer tant de vies ? Ne devons-nous pas nous interroger sur l’organisation néolibérale mise en place insidieusement depuis de nombreuses années. Economie et bien-être au travail sont liés. Autre exemple : “la réforme de l’Etat” signifie, à mon sens, toujours plus de défiscalisation, de remise en cause des statuts, de suppression des droits acquis, de déconsidération des services publics, de dématérialisation optimale au mépris de la cohésion sociale. Pourtant, l’économie de la connaissance et l’intelligence territoriale, par le modèle de la DECENTRALISATION, construisent une offre, en s’inspirant de la prospective et du management stratégique territorial, parfaitement adaptée à la démocratie du 21ème siècle.
Ce “CONTRAT NATIONAL POUR LA REUSSITE” consolidé à la fois par “UN PACTE PRODUCTIF”, “UN PACTE EDUCATIF” et “UN PACTE REDISTRIBUTIF” définit, d’après moi, la trajectoire d’un projet politique fiable et consensuel pour rassembler une majorité de nos concitoyens. Authentique dans son combat, François HOLLANDE ne nous berce d’aucune illusion. “IL FAUT QUE NOUS REDONNIONS CONFIANCE DANS LE PROGRES”, nous précise-t-il. En effet, le 21ème siècle, que nous le voulions ou non, se caractérise par un dépassement des civilisations et une nouvelle gouvernance mondiale et une redéfinition du droit international public. C’est dire qu’ETHIQUE, MORALE, DIPLOMATIE, GEOSTRATEGIE, SECURITE HUMAINE sont intimement liées. Ajoutons que “LE MONDE N’EST PAS UNE MARCHANDISE”, sinon nous optons pour un capitalisme contemporain brutal et violent dont le formatage des individus n’est qu’un des prémices. Seuls les élites bien pensantes décideront à notre place.
Comme le préconise François HOLLANDE
Ce texte me paraît intéressant, bien qu’un peu trop long. A part quelques fautes d’orthographe ou de grammaire parfaitement excusables, il m’inspire le commentaire suivant.
Vous en dites trop pour laisser croire que vous ne serez pas candidat aux prochaines présidentielles. Tous mes amis s’accordent pour dire que vous êtes la seule personnalité du PS capable de gagner. Nous n’avons pas compris votre désistement aux dernières élections. Faites preuve de volonté et reprenez votre place dans la “course à l’Elysée”. Vous y serez mieux que tout autre. Peut-être aurons-nous enfin un homme politique qui comprend les préoccupations des défavorisés. Du fond de mon troisième âge jj’ai le droit de vous dire que les pauvres aimeraient que les décideurs sachent enfin ce que c’est que de marcher avec des semelles percées ou de recevoir des exploits d’huissiers indifférents à leur misère.
NUISANCES SONORES
le procureur de Pontoise manque d’arguments juridiques dans le procès de “l’accident” des 2 jeunes à villiers le Bel .
EST-CE ETONNANT ?
dans la mesure ou ce procès implique la police ?
On sent que l’enquête de celle-ci a été scrupuleuse de professionalisme dans le cadre d’une democratie digne des droits de l’homme en 2009 en France.
je pose une questions : VOUS ÊTES CERTAINS DE NE PAS AVOIR ENTENDUE LA MINI-MOTO ? je repete ma question :
ÊTES VOUS CERTAINS DE NE PAS AVOIR ENTENDU LA MINI-MOTO ?
si non,vous etiez trop loin donc vous rouliez largement trops vite.
faudrait faire le test au moinsa 80 decibel et dans des frequences medium aigues. donc…ecoutes….RIEN ?
peut-être avez vous un certificat medical pour surdité a nous fournir…
Enfin des propositions courageuses, cohérentes, adaptées à la situation qui nous changent des postures anti-capitalistes, anti-libérales, anti-sarkozistes qui ne mènent nulle part.
Soyez plus explicite pour justifier l’augmentation des impôts et la faire accepter : proposez un nouveau contrat social ; en échange de l’augmentation des prélèvements, proposez une volonté d’améliorer l’efficacité et l’efficience des services publics et des équipements collectifs. C’est implicite dans votre texte mais il serait bon d’y insister pour convaincre les hauts revenus qu’ils en auront – pardonnez-moi – pour leur “argent” pour ce qui concerne leur santé, l’éducation de leurs enfants, la possibilité de se former tout au long de la vie, la sécurité, la culture, la sécurisation de leur parcours professionnel, etc…
Je vais de ce pas envoyer ce texte à tous les membres de ma section et essayer d’organiser un débat autour de vos propositions.
Je suis d’accord avec un des interlocuteurs,soyons plus crédible en présisant que les déficits de la dette du au plan de relance doivent être mieux appréhender dans l’analyse. Je notte également que l’imposition à la source réclamera une diminution des fonctionnaires de la DGI, il faut clairement le dire, ( pour éviter ces conflits que l’on a connu avec un gouvernement de gauche) au même titre que l’amélioration des services publics, comment on fait, que fait on. Nous devons annoncer les véritables réformes pour ne pas se retrouver dans une impasse, comme les fois précédentes et nous sortir du mensonge permanent de NS et de son gouvernement. Battons nous pour que le PS parle vrai, dissossions nous du tout médiatique et de raser tout le monde gratis. Bravo pour cette approche.A bientôt
[...] Lire le discours de François Hollande sur son blog [...]
Il me semble évident que nous sommes à un stade où la création du futur ne se fait pas par stratégie en voulant savoir ce que souhaitent les gens pour avoir des voix en leur faisant croire ce qu’ils souhaitent. Soyons créatifs pour que les génerations futures ne connaissent le désert de l’espoir et que le sable ne soit pas la base de la fertilité de notre futur nous, hommes de base des générations sacrifiées par les politiques qui n’ont souhaité que leur avenir comme préocupations principales.
Donnez de l’espoir aux gens qui veulent vivre de leur travail et rien de plus
Dominique
François
Le septuagénaire que je suis devenu est trés préoccupé par cette idée d’enquète au sujet de l’Identité Nationale. Mon expérience de 30 ans d’ONG en pays berbère fait que je trouve cette idée d’enquète trés dangereuse. En effet quand on vit dans les milieux ou il l’Islam semble rassembler des différentes tribus on se rend compte que l’équilibre est précaire. Il ne faut pas se voiler la face. L’Islam est, en France la deuxième religion. Or l’instinct grégaire de l’homme le pousse à vivre dans un phénomène communautaire. Les problèmes économiques, la non volonté politique entrainent créent des ghettos qui s’organisent tan bien que mal. Le gros problème en France est engendré par le conflit toujours latent depuis la guerre d’Algérie (Je suis un ancien déserteur). les vieux démons de racisme ressortent. Etant en fin de vie je n’ai pas la solution. Les raisons sont nombreuses et tu les connais sûrement mieux que moi.
Les arrières pensées quant à cette enquète sont nombreuses et connues. J’insisterai sur le caractète hyper dangereux et destructeur de cette horrible invention laquelle va réveiller les querelles communautaires. Le cadavre fait toujours peur au futur cadavre.
La hiérachie de coeur est préférable à la hiérarchie de pouvoir et une âme ne se viole pas quelle que soit sa nature. Peu importe l’apparence du potier pourvu que son vase ne soit pas poreux. Vive les valeurs universelles des droits de l’homme et luttons contre la condition précaire des femmes dans ce monde.
Mon expérience en ce domaine est sur mon blog (http://delville.over-blog.fr). (prologue et 17 chapitres /20 écrits)
Amicalement
bonjour,
Jai lu dans un journal au Maroc que vous proposiez que tout le monde devais payer pour désendetter la France, ce qui est scandaleux. Je propose de faire payer ceux qui l’ont endettez depuis 1974 et vous en faite parti ainsi que tous politiques et fonctionnaires de gauche comme de droite. Les salariés et artisans commerçants sont victimes de vos incompétences. Les médiats ne trduise pas nos mécontements car derrieres leurs fauts aires ils vous façonnent à leurs aises
salutations distinguées Henri berthier