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Mister Besancenot et Docteur Queuille

Le meeting de Nicolas Sarkozy jeudi soir a emprunté son vocabulaire à la Ligue communiste révolutionnaire.

Haro sur le capitalisme financier, sus aux spéculateurs, malheur aux traders, et ascenseur pour l’échafaud à l’intention des banquiers immoraux.

Un huron passant à Toulon aurait cru entendre des appels à la révolution. Si on ne l’avait prévenu, il s’agissait du chef de l’Etat le plus libéral que la France ait porté depuis le début de la Ve République.

Ce président a en effet libéralisé, privatisé, abaissé les impôts des plus fortunés, créé le bouclier fiscal pour les plus hauts revenus, bref tout le contraire de ce qu’il dénonce à l’échelle du monde.

Mais si ce discours flamboyant sur le capitalisme et cette lucidité sur la crise internationale n’étaient là que pour lui permettre de se défausser de sa propre responsabilité ?

Finalement, tout irait aussi mal dans le monde que les Français devraient accepter le sort qui leur est fait par la politique de Nicolas Sarkozy.

Le chômage augmenterait, ça ne serait pas sa faute ; le pouvoir d’achat reculerait, il n’y serait pour rien ; la croissance s’effondrerait, il n’en serait pas coupable.

On voit bien la manœuvre. C’est la faute à la crise, au capitalisme, aux marchés aveugles et aux banquiers sans doute trop rigides. Mais en aucune façon, lui, ne serait sur la sellette.

Et pour couronner le tout, voilà qu’il n’annonce rien. Ses réformes, il les poursuivra, ses choix, y compris le paquet fiscal, il les revendique et il faudra se contenter de laisser les patrons décider eux-mêmes de l’encadrement des parachutes dorés.

Pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir. Les caisses sont vides et il est urgent d’attendre.

Le bon docteur Queuille, dans les années 50, avait fait de cette habileté une politique. Rien ne pressait et il n’y avait pas de dossiers suffisamment urgents qui ne puissent attendre.

Tel est aujourd’hui la conduite de Nicolas Sarkozy : repousser, reporter, retarder, bref espérer que le capitalisme demain le sauvera.

Mauvais calcul.

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12 réponses à to “Mister Besancenot et Docteur Queuille”

  • Monsieur Hollande,
    Je suis un socialiste convaincu, je suis triste. Triste par votre bilan et par vos commentaires. Soit, que vous démontiez Sarkozy à longueur de journée, c’est ce que nous faisons tous pour la grande majorité, ce qui est tout à fait logique me direz vous, c’est normal, sinon nous ne serions pas dans l’opposition. J’ai lu toutes les contributions, et j’ai souvent lu le mot réussir le rassemblement à gauche. Tout compte fait, le congres de Reims est’il celui du Parti socialiste ou celui de la gauche. On peut se poser bien des questions, car si les statistiques le montrent bien, le parti socialiste ne représente que de 20 à 26% des électeurs. En conséquence les 30 ou 24% restant se trouvent être en dehors du parti socialiste (les verts, le parti communiste, divers gauches, lcr, autres) tout est dit mon brave Monsieur, les militant(e)s de la LCR représenté(e)s par le sieur BESANCENOT que vous critiquez si ALLEGRment ( rires) sont des voix potentielles qui font gagnées les différentes élections ( maires, députés….).
    Alors pourquoi tant de haine envers cet homme qui représente une classe plutôt proche de la popérisation qu’autre chose.
    J e souhaiterais vous poser la question suivante : êtes vous satisfait de votre bilan, si oui pourquoi avoir ou ne pas avoir réussi à faire gagner la gauche aux deux présidentielles, une avec Jospin (que l’on retrouve d’ailleurs dans le sac à dos de Monsieur Delanoë et l’autre avec votre ex compagne Madame Royal. Dernier point, quand vous dite défendre la classe moyenne ou la situez vous, quand par définition elle se situe entre la pauvreté et le capitaliste, faites vous partie de la classe moyenne?.
    Amitiés socialistes.

  • SEDAT:

    Bjr François Hollande…!

    Quelques citations d’Henry Queuille (Neuvic d’Ussel,Corrèze,1884-1970).

    “Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre”.

    Deux moutures de la même:

    “Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout”.

    “La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes,mais de faire taire ceux qui les posent”.

    Repris par Charles Pasqua :

    “Les promesses n’engagent ceux qui les écoutent”.

    Bien à vous,Reynaldo.

  • Tout à fait d’accord avec vous sur le diagnostic du personnage.
    Mais vous, en tant que 1er secrétaire du Parti socialiste, que feriez vous pour pallier à cette crise, quelles mesures urgentes auriez-vous prises?

  • cadart:

    Bonjour François,

    je recommande à tous les habitués du blog la lecture du livre de Thomas L. FRIEDMAN: la terre est plate une brève histoire du XXIème siècle. Aux éditions Saint Simon, Paris.

  • lacaze:

    il avait dit:si je gagne nous partirons de l’afghanistan ,il a renforcé le contingent et lui a ordonné de participer aux combats ,nos enfants y sont morts
    il avait dit :j’irai chercher la croissance avec les dents;nous sommes en récéssion
    il avait dit le chomage va reculer;oui avec les départs massifs à la retraite ,non après 40000 inscrits de plus à l’anpe en septembre
    Il nous dit “a bas le capitalisme” pourquoi faudrait-il le croire ?va-t-il réguler les activités de BOUYGUES de BOLLORE de ARNAULT?va -t-il bloquer les 400millions de TAPIE va-t-il faire payer l’impot à HA1LLYDAY DOC GYNECO?mesure t-on la portée de sa politique de gabégie à l’aune d’une telle crise?

  • « Il n’existe pas de problème, aussi complexe soit-il, qu’une absence de solution ne finisse par résoudre »

    (Henri Queuille)

    Il existe une excellente biographie due à Francis de Tarr, un universitaire américain, consacrée à Queuille.

  • DELATTRE:

    Bonjour Monsieur HOLLANDE,
    vous avez mal écouté le discours de Nicolas SARKOZY, il a bien parlé du problème des emprunts auprès pour les particuliers et les PME. Il a bien indiqué que l’Etat était prêt à cautionner ces emprunts. Il faut savoir écouter plutôt qu’être une critique systématique.
    Quand au taux de chomage, il n’a jamais été aussi important sous le rèhne socialiste.
    Il vaudrait mieux essayer d’être constructif.
    J.DELATTRE

  • Jeff:

    Ce Queuille est à cueillir. On dirait du Pierre Dac ! Je résume : La solution d’un problème consiste à ne pas le résoudre.

  • Marie:

    bonjour m Hollande,

    Je suis choquée de lire dans le monde.fr du 250908 d’y apprendre que désormais, la villa de C Clavier en corse , necessite une garde permanente de 15 gendarmes, rien que ça …Pourquoi?Quel personalité politique est C Clavier pour nécessiter un tel déployement de policie. Qu’on cesse de nous bassiner avec la fille de F Mitterrand et de sa protection…

    Madame S Royal responsable politique national a eu son appartement mis a sac et les là les aboyeurs de L’UMP se sont déchainé premier ministre en tête en des terme pas très élégant de la part de ce dernier san compter sur la horde UMP qui envahissait nos ecrans de TV avec des propos plus dur les uns que les autres.

    Cette garde rapprochée de la villa de Clavier est tout simplement scandaleuseet je crains que l’on ne s’installe dans une démocratie sective de copains et de coquins telle que la conçoit Nicolas Sarkozy , je trouve cela très inquietant.

  • Dominik:

    Vous avez perdu les élections presidentielles !

    il serait temps de balayer devant votre porte
    au lieu de passer votre temps à critiquer le nouveau président qui agit.

    “les chiens aboyent, la caravane passe”

  • Julius Merle:

    M.Hollande c’est ma 1ere visite sur votre blog et votre style litteraire est à mon gout en deça de la qualité humoristique que vous prêtent ceux qui ont la chance de vous cotoyer; ceci dit votre propos dans cet article d’humeur me semble bizarement être un commentaire et non une hypothese ‘proactive’ comme disent ceux qui ne veulent s’afficher enthousiastes ou optimistes. je pourrais developper mais ici n’est pas l’endroit. EN REVANCHE la lecture de votre billet m’amène à vous interroger : puisque cette ‘crise’ semble avoir comme 1er résultat de voir les chefs d’états et autres responsables réclamer l’instauration de nouvelles ou premieres regles regissant le systeme financier, à terme – et nous ne serons pas là pour le voir- ne serait-ce le 1er signe flagrant que le capitalisme mena au socialisme ?

  • lelala:

    Le PS est une machine à perdre, sauf s’il choisit la seule stratégie gagnante

    Ségolène Royal était en capacité d’être le seul leader du PS lors de l’élection présidentielle de 2007 ; le vote des militants l’avait clairement désignée. Mais, les éléphants du PS, vexés dans leur amour propre, n’ont pas soutenu Ségolène Royal, puis l’ont rejetée pour l’objectif 2012.

    Ainsi, pour 2007 les éléphants du PS n’ont pas admis le vote des militants et ont manqué de loyauté ; mais là n’est pas l’essentiel, en effet, si le candidat du PS qui sera désigné pour 2012 répète la stratégie 2007, c’est à dire se présente à l’élection présidentielle au nom du PS seul, alors l’échec se reproduira immanquablement ; rappelons que seule une union de la gauche a permis à Mitterrand de gagner.

    L’expérience du programme commun avec Mitterrand, l’échec de Jospin en 1995, l’expérience de la gauche plurielle avec Jospin, l’échec de Jospin en 2002, et l’échec de Ségolène Royal en 2007 montrent que seule une union de la gauche permet de gagner des élections nationales.

    Au vu de toutes ces expériences, il est donc clair que le PS a délibérément cherché l’échec en 2007 en ne constituant aucune alliance avec les autres partis avant le premier tour de l’élection présidentielle.

    La seule stratégie du nouveau premier secrétaire du PS issu du congrès de Reims doit donc être de rechercher les alliances avec les autres partis (LCR, PC et Verts).

    Une fois ce travail d’alliance et de définition de programme de gouvernement réalisé, il sera temps de désigner le meilleur candidat à l’élection présidentielle via une primaire à gauche.

Parti socialiste

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