Turquie : quand Fillon se moque de Sarkozy
Nicolas Sarkozy a, une nouvelle fois, invité la Turquie dans une campagne électorale… Celle du 7 juin. Déjà, lors du débat référendaire sur le traité constitutionnel européen, il avait agité le chiffon ottoman et permis aux opposants de trouver un argument de plus pour rejeter un texte qui n’en parlait point ! Il en avait alors fait, comme président de l’UMP, une question de principe, au point que Jacques Chirac avait cru bon de proposer en 2005 une révision de la Constitution pour préciser que toute nouvelle adhésion à l’Union Européenne (UE) devait désormais être approuvée par référendum. Ce n’était plus un verrou, mais une porte blindée ; que dis-je, une muraille juridique !
Cette garantie n’avait pas découragé Nicolas Sarkozy dans la campagne présidentielle de 2007 d’exhumer le sujet, tant il lui paraissait faire écho avec les peurs de son électorat.
Partant du postulat selon lequel la Turquie n’est que pour une fraction de son territoire en Europe, et pour le reste en Asie, il en avait conclu qu’elle n’avait pas à être adhérente de l’Union… Logique implacable de la géographie qui faisait néanmoins fi de l’Histoire. Il avait exprimé une préférence, s’il était élu, pour un partenariat privilégié dont il n’avait rien dit de son contenu et avait averti qu’il mettrait un terme à l’adhésion de la Turquie, dont les 27 -y compris la France- avaient pourtant lancé le processus de négociation en octobre 2005.
Aussitôt investi président, aussitôt oublié cet engagement. Les discussions de l’Europe avec ce pays candidat se sont poursuivies comme si de rien n’était. Certes, à pas lents. Seuls 10 chapitres sur les 35 prévus ont été ouverts. Et les plus sérieux restent à venir, notamment sur Chypre, les droits de l’Homme. Et je n’oublie pas la reconnaissance du génocide arménien.
Chacun sait, à Bruxelles comme dans les 27 capitales européennes, que ce dossier a des implications diplomatiques majeures et qu’il intéresse, au-delà de la Turquie, la stabilité de toute cette région. Le chemin sera long. Peut-être n’aboutira-t-elle jamais ! Peut-être n’aurait-elle jamais dû être initiée ? Mais ce qui est en cause, c’est la parole de la France, et plus précisément celle de Nicolas Sarkozy.
Comment Nicolas Sarkozy peut-il jeter en pâture l’adhésion de la Turquie en pleine campagne européenne quand, durant la Présidence française de l’Union, les engagements ont été confirmés à l’égard de la Turquie et les discussions sur plusieurs chapitres de la négociation se sont poursuivies à bon rythme !
Nicolas Sarkozy a le droit d’être hostile à la perspective de l’adhésion turque. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Et il en est à gauche qui sont tout aussi réservés sur une telle issue. Mais alors, que diable ! Du courage et de la cohérence. L’UMP et son président auraient dû désavouer Jacques Chirac en 2005, quand il a donné l’accord de la France à l’ouverture de la négociation ; la droite l’a approuvé. Nicolas Sarkozy aurait dû confirmer le verrou référendaire lors de la révision de la Constitution de juillet 2008. Au contraire, il l’a levé. Et il aurait dû arrêter le processus d’intégration sous la présidence française de l’Union. Or, il a laissé faire. Il aurait pu bloquer purement et simplement, par un veto de la France, les pourparlers. Il n’en a rien fait. Il aurait pu prendre le risque d’une crise européenne et d’un conflit avec la Commission au moment où celle-ci a rappelé en l’automne 2008 -toujours sous présidence française- son soutien «pour des progrès dans ces négociations d’adhésion, en respectant les règles qui avaient été acceptées à l’unanimité en octobre 2005»… Là encore, N.Sarkozy est resté coit.
Car, de deux choses l’une : ou les frontières de l’Europe représentent un enjeu majeur, et alors il eut fallu, quand Nicolas Sarkozy en avait la capacité, cesser la comédie de la parlotte avec la Turquie.
Ou l’adhésion de ce pays est un enjeu électoral à l’occasion de chaque scrutin national pour mobiliser l’électorat de droite, inquiéter les couches populaires les plus menacées par les délocalisations et jouer, fort imprudemment, avec le fait religieux -en l’occurrence l’Islam, alors c’est misérable politiquement et dangereux pour le projet européen.
Et quand le Premier ministre, François Fillon, dit à Nantes, le 19 mai, que «c’est se moquer du monde que de discuter avec la Turquie pour voir si elle a fait assez de progrès, c’est refuser de choisir», c’est en fait se moquer de l’Europe qui a, à l’unanimité, lancé -à tort ou à raison- cette démarche. C’est se moquer de la France qui l’a à chaque étape autorisée et c’est se moquer de N. Sarkozy qui a laissé faire ça durant sa présidence de l’Union ! Et, subsidiairement, c’est se moquer des électeurs français et de la Turquie, réduite hélas au rôle peu reluisant d’épouvantail à électeur.
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entirement d accord . Imaginons qu un pays se servent de la France comme epouvantail a electeur , on se sentirait legitimement insulté , comme doit l etre le peuple turc en ce moment ; . De plus la manoeuvre electoraliste de Sarkozy , n est rien de plus ni moins qu une faute diplomatique a l egard d un grand pays .
Cher FRançoic,
Ravi de retrouver le François Hollande de Démocratie 2000 à une époque ou la lucidité, le courage et l’imagination créative te, et nous caractérisaient.
Sur la Turquie, Miche Rocard, a eu cette lucidité lui qui ne craint plus de perdre des voix – la démagogie, voila le grand danger qui menace notre démocratie et…le PS. Et pourtant j’ai rejoint le MODEM de Francois BAYROU – à défaut d’autres choix possible – et dont je fais la campagne avec beaucoup d’ex socialistes. Affirmer ce que l’on pense même si ce n’est pas électoral dans une premier temps , finit par “payer”. Dany Cohn-Bendit a raison. Personnellement j’affirme que “je suis LIBERAL (et non eo-liberal) parce que de gauche”. Je suis sur que les Français comprendraient ce discours que Ségolène a vite abandonné…
Dominique Sttrauss-Kahn avait un boulevard devant lui qu’il n’a pas su prendre.
Seras tu celui qui nous manque ? J’en serais ravi.
Pierrick
Genève/Paris/Bruxelles/Saint-Brieuc
Anne H. :
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/05/20/bayrou-la-grande-surprise-des-europeennes_1195619_3232.html
mr hollande veut se presenter à l’election de 2012
franchement mr hollande ;vous feriez bien de vous poser quelques questions!!
En avez vous la capacité ma reponse est non
vous n’avez jamais prouvé quoique ce soit dans votre vie ,et la seule fois ou vous avez eu un pouvoir à la tete du ps ,vous l’avez mis dans un etat lamentable
pas une seule stratégie ,un refus total d’y mettre de l’ordre en laissant tous les elephants en faire à leur guise
à pârt critiquer tout le monde et tout le temps qu’avez vous un jour proposé
j’attends la reponse
vous n’etes absolument pas capable dce vous imposer ,etes en permanence dans le commentaire et pas ni dans le projet ,ni dans l’action
alors maintenant vous pouvez maigrir ou changer de coiffure ,ca ne changera rien à ce que vous etes
un mou(ce n’est pas pour rien qu’on vous appelle flamby au ps
vous n’avez aucun interet pour les autres (voir votre blog ou vous ne repondez à personne) ce qui montre votre caractere (le desinteret total des autres)
Vous n’avez aucune chance d’etre elu
Je trouve triste que vous ne vous rendiez pas compte combien vous n’interessez pas les francais (au mieux 10 commentaires sur votre blog
Vous etes triste ,et si vous avez de l’humour pour vos proches,franchement je vous trouve imbus de vous memes ,egoiste et inutile
Jamais vous n’avez travaillé dans une entreprise ,vous etes un privilégié de la republique
je souhaite qu’au ps ,tout soit mis en eouvre pour vous barer la route
je ne suis pas au ,ps ,mais je ferais tout (legalement) pour vous voir rester dans votre correze loin du pouvoir
vous aurez tout le loisir de regarder vos amis foutteux (des riches helas …)
bonjour,
je suis entierement d’accord avec vous , sarkozy est une fois de plus saisie sur le vif, peut être une nouvelle entourloupe qu’il aurait cru habilement nous faire oublier.
Rosier: ha! ça veut piquer et ça sait pas grand chose…
Vous prenez la peine d’écrire un message, somme toute, remarquable du système médiatique suggérant ce que vous devez penser: franchement, j’ai peur que sans argument partant de ce que vous observez de la vie, la vraie, pas la deuxième fabriquée par l’écran (voile de la face), vous n’aurez guerre de réponse…
Mais si réponse il y a, je doute que vous soyez à même d’effleurer ce dont il s’agit. Je suis triste que vous ratiez ce qu’il y a de plus interressant en vous et que vous n’avez pas encore l’once d’une idée…
Néanmoins, bonne suite dans vos projections premières…en espérant qu’elles évoluent un peu d’ici 2012….
Pierrick: j’ai souvent entendu des parcours de réflexions comme le votre, et j’avoue que c’est passionnant de voir le choix exprimés, motivés, plein d’espoir…Peu importe la parcours qui nous mène au PS d’aujourd’hui, aux hommes comme F.Hollande qui tente de le représenter au mieux avec une culture lourde (comme toutes), un fonctionnement apparemment simple (ce qui se joue au local, se joue au fédéral et au national) dont seule notre inaudibilité, nos “personnalités” entrave la rigueur et l’efficacité, tout en proposant un chemin; on est pas des personnes au PS, comme les non-militants, pas de moutons, et nager, surnager, plonger et replonger dans cette complexité tout en offrant chaque fois une avancée ce n’est pas à la portée de tout le monde; c’est cela un vrai président, mais mieux accompagné que notre ex-premier secrétaire ne ‘a été: c’est un exemple bien sûr, mais côté groupe, la différence est infime. F.Hollande a essayé de garder l’unité; aujourd’hui, on tente un unité de type nouveau, mais si il n’y avait pas eu l’unité peut être imprécise, l’éclatement des primaires, la place des motions jamais autant divisantes pour maintenant aller vers une unité comprise et bien le PS a évolué, et s’est rapproché de la société réelle.Il faut aujourd’hui se confronter vraiment à nos valeurs en interne pour ne pas cesser notre maturation en comprenant les “empêcheurs de tourner en rond”: les personnalités qui ont la possibilité de glisser vers l’utilisation médiatique doivent être entendu comme jouant, se laissant prendre il faudrait dire avec le pouvoir en place. Or ils disent quelque chose de notre parti. La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on! ici, c’est très chaud et ça vise la mise à l’épreuve permanente du PS. Vengeance de femme, qui ont tenté une ouverture, avortée, de femme délaissée, blessée, ou qui rassemblent toutes les injustices du passé. Vengeance de l’ancienne génération face à la nouvelle, car la transmission n’est pas affaire facile et est profondément intime, vengeance des non-choisis à un fonctionnement pourtant adopté à priori au point de mettre en oeuvre des irrégularités, des déviances pour soudoyer les électeurs (on sait que ça existe, mais comment le parti y résistera,) afin d’insister, de nier une réalité perçue injuste: la plaie reste la difficulté à regarder la réalité en face et d’en faire quelque chose surtout. C’est avec les empêheurs de tourner en rond qu’on ne peut pas seulement accueillir, il faudra aller plus loin, que les réponses plus précises posées à notre parti et à la population prendront corps et âmes.
Question fonctionnelle: il trotte dans ma tête ces temps ci que les cibles de la population sont les organisations. Il y aurait quelque chose qui ne serait pas entendu de ce côté. Si bien que plus on insiste pour s’y repèrer, plus on est à côté. Attention je ne dis pas qu’lelles ne doivent pas être respectées, mais est-ce que les organisations, y compris au P.S sont le reflet de nos libertés publiques tant défendues. Est-ce qu’lelles font corps avec les libertés publiques, l’incarnent-elles? C’est je crois dans les organisations même que se situe l’enjeu. C’est excusez moi les métaphores, mais le soleil revient et il me prend à rêver, comme la sexualité, c’est sur les bords des ouvertures que cela se passe, et c’est un petit rien qui emporte toute l’affaire…mais cette métaphore n’a pour but que d’illustrer ma pensée …pas plus
A suivre
Quand est-ce que vous pourrez nous parler d’autre chose que de Nicolas Sarkozy ? Ça devient lassant !!
note de frais
à l’instar de ce qui se passe en grande bretagne ,j’aimerais qu’un journal francais nous sorte aussi comment nos elus (trop nombreux) utilisent l’argent de nos impots
que ce soit la majorité ou l’opposition ,il y a une omerta la dessus ,comme sur le nombre invraisemblable d’elus (maires ,conseillers municipaux ,conseillers regionaux,conseillers generaux
tout cela fait qu’on ne sait plus qui fait quoi ,et tout le monde touche
mr hollande à t’il des idées la dessus ou profites t’il du systeme pour vivre bien tranquillement et bien grassement sur la bete…
ce serait bien d’entendre un peu de nouveauté dans le débat actuel et de renouveller des quinquas qui font de la politique depuis 35 ans et qui n’ont plus rien à dire
on vous attends mr hollande
en fait je n’attends rien de vous puisque vous ne repondez à personne ,mais au moins cela donnera des idées aux rares lecteurs de votre site
JE PENSE QUE VOUS AVEZ TOUTE L’ETOFFE ET LA CARRURE POUR PRETENDRE A LA FONCTION DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
tristan
Cela n’a strictement rien à voir avec le billet paru mais serait-il possible de placer le blog de michel Delebarre (www.michel-delebarre.fr) qui existe depuis plus de deux ans, dans vos blogs favoris.
Très cordialement
Il ne faut pas se cacher derrière son petit ou avancer des prétextes fallacieux;ce qui “pollue”la question de l’adhésion de la Turquie à l’Europe,c’est le problème religieux,et ceci pour des gens de droite comme de gauche.La reconnaissance du génocide arménien,le conflit avec CHypre,je pense qu’une grande partie des Français,à tort ou à raison,s’en moque.Maintenant,il faudra bien un jour ou l’autre fixer des limites géographiques à l’Europe sinon on va finir en mer de Chine
Sarkozy ne peut guère que parler de la Turquie.
Combien de Français savent que le nombre de chômeurs en France est aujourd’hui de 2,5 millions? Qui le dit ? On ne nous parle que d’augmentation historique sans jamais donner le chiffre du chômage. Et si l’on ajoute les chômeurs ayant travaillé occasionnellement dans le mois, le chiffre monte à 3,5 millions !
Alors que Bercy parle de plus de 300 000 destructions d’emplois pour 2009, l’OFCE évoque 800 000 en deux ans et l’UNEDIC en prévoit déjà près de 650 000 rien que pour 2009.
Mais aucune remise en cause de la politique du gouvernement.
Aucun retour sur le bouclier fiscal alors que les déficit vont se creuser et que l’on apprend que les allègements fiscaux ont entrainé une perte pour l’Etat de 7,6 milliards d’euros (et que l’Etat n’a pu honoré plus de 4 milliards d’emprunts qui arrivaient à échéance). Aucun retour non plus sur les heures supplémentaires augmentées et défiscalisées, alors qu’elles pénalisent en premier lieu les plus jeunes.
L’UMP et Nicolas Sarkozy devront porter la responsabilité de la ruine de ce pays.
JE PENSE QUE VOUS AVEZ TOUTE L’ETOFFE ET LA CARRURE POUR PRETENDRE A LA FONCTION DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
tristan